13.03.2009
Bénévole, la fierté d’avoir «un pied dans la salle»
Le Printemps des Bretelles approche à grands pas, et à cette occasion nous avons choisi de rendre hommage à nos bénévoles, dont la forte mobilisation nous est précieuse. Voici donc une petite interview de l’une d’entre eux, Christiane Muller, dans laquelle elle nous livre sa vision du festival-phare de l’Illiade.
Ambre : Le Printemps des Bretelles est temps fort de l’année dans la saison de l’Illiade. Si tu devais me donner un mot pour le décrire, lequel choisirais-tu ?
Christiane : Je dirais « diversité ». Si on fait attention, la diversité est vraiment le maître-mot : au niveau des styles de musiques, des spectateurs, des tranches d’âge, de la variété des groupes, des endroits dans lesquels les rendez-vous sont programmés, … Du coup, même si on a des a priori au départ, on se laisse plus facilement tenter, et on est souvent agréablement surpris.
C’est un événement très convivial, et qui donne lieu à un vrai brassage social dû entièrement à la musique. Et puis je crois que la variété des lieux de concerts est très importante : elle donne un esprit, un cachet au festival. C’est toute la ville qui s’en trouve animée, et ça donne plus d’occasions de se lier avec les autres.
A. En quoi les spectacles proposés au Printemps des Bretelles sont-il différents de ceux proposés pendant la saison régulière ?
C. Déjà par l’implantation des spectacles : ça court la ville ! Entre l’Illiade et les restaurants et bars partenaires, et cette année le Magic Mirror au cœur de la ville, le festival est partout, et il est ouvert à tous : des plus petits aux plus grands, et quel que soit le budget de chacun, puisque de nombreux concerts sont proposés gratuitement. Les gens y viennent pour s’amuser, découvrir des artistes, et ils sont plus ouverts aux rencontres. On le voit notamment lors du bal d’ouverture, qui est gratuit si on porte des bretelles : les gens jouent le jeu, et ça contribue à l’ambiance festive. Et puis les bals en journée (bal des petites bretelles, grand charivari) permettent de venir en famille et que tout le monde en profite, et ça permet aux petits de découvrir la musique et la culture du spectacle de façon ludique.
Je dirais qu’en saison, on vient pour le spectacle en lui-même, au Printemps des Bretelles, c’est plutôt pour l’ambiance. D’ailleurs chez nous, dans l’équipe bénévole, il y même des gens qui se rendent disponibles spécialement pour l’occasion : l’une d’eux vient carrément de Bretagne ! L’an dernier, des spectateurs m’ont même avoué prendre des congés pour pouvoir profiter de l’ambiance pleinement et du rythme soutenu du festival.
A. Tu parlais tout-à-l’heure de bénévoles particulièrement fans du festival, et j’ai pu constater cet engouement général dans l’équipe lors de la dernière édition. Comment l’expliquerais-tu ?
C. De la même façon que c’est plaisant pour les spectateurs, ça l’est pour les bénévoles. On a tous fait le choix de s’investir, donc le temps passé sur place ne compte pas vraiment. Par contre on apprécie tous l’ambiance, les nouveautés qu’on nous permet de découvrir, et tout simplement le fait de se retrouver entre nous ! C’est sans aucun doute un événement fédérateur de notre côté aussi : on se découvre, on échange sur les spectacles qu’on a vus, on se débrouille pour aller en voir d’autres ensemble en tant que spectateurs,... C’est vraiment très agréable. L’an dernier, le groupe des vacataires nous a même offert un énorme gâteau pour clore le festival : je trouve que ça résume assez bien l’ambiance. Et puis quelle fierté de pouvoir se dire qu’on a apporté sa pierre à l’édifice…
A. Apporter sa pierre à l’édifice… Est-ce que c’est comme ça que, de spectateur, on devient bénévole ?
C. Absolument ! En tous cas en ce qui me concerne. J’étais une fidèle de la première heure : je suis les spectacles depuis l’époque où tout se passait à la Salle des Fêtes ! (NDLR : aujourd’hui « salle Milius ») Maintenant que j’ai plus de temps devant moi, j’ai décidé de rendre à l’Illiade la pareille pour le plaisir qu’elle m’avait donné depuis toutes ces années. Certains d’entre nous ont pris du service parce qu’ils ont toujours adoré le monde de l’art et du spectacle mais n’en avaient pas fait leur profession, d’autres pour se rendre utiles, passer le temps, ou rencontrer d’autres « culturophiles »… On a vraiment des profils variés, mais on a tous un point commun : l’Illiade a une place importante dans nos vie. Y être bénévole, c’est une façon de concrétiser cette idée que c’est « notre » salle, dans le sens affectif du terme, qu’on s’y sent comme chez nous, et c’est aussi un moyen supplémentaire « faire partie de la famille ».
« La famille » vous le confirme, amis bénévoles, vous faites partie de la maison ! Sans vous, votre disponibilité, et les éclats de rires à vos tablées, le festival n’aurait pas la même saveur… Merci à tous!
20:10 Publié dans Les murs, la structure, Printemps des Bretelles, Saison 08/09 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




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